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À PROPOS

Je m'appelle Yavor Petkov, la personne derriére Crayon Montréal.

Qui suis-je ? J'aime la langue, l'écriture, la (non-)communication et la traduction, et je m'en suis donné à coeur-joie dans la vie. Cependant, mon violon d'Ingres a toujours été... une guitare, et tout ce qui vient avec. 

Je publie ici mes impressions des livres que j'ai lus et des spectacles auxquels j'ai assisté, en les agrémentant de tout ce qui entoure l'expérience : le moment, les gens, l'endroit, mon propre état d'esprit. Si nous avons visité le même événement, il se peut bien que je vous aie aperçu.e.s et documenté.e.s. À vous de vérifier!

Il me ferait grand plaisir de vous connaître, lecteurs inconnus. N'hésitez pas à m'envoyer un petit mot à l'aide du formulaire de contact tout au fond de la page.

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Dope Lemon à Montréal

Il y a environ 10 ans, je suis tombé sur une suggestion de YouTube qui m’avait impressionné profondément, s’insinuant subtilement dans mon imaginaire. C’était la vidéo de Honey Bones , une vision onirique, aussi béate qu’inquiétante, où l’on voit plusieurs jeunes femmes danser devant le regard alangui de la caméra, en contrehaut, dans une sorte de rituel incantatoire, comme si nous, le spectateur, étions couchés par terre, au détour d’une hallucination qui déteint sur la réalité. La chanson elle-même, mélopée sensuelle épousant la voix nasillarde et mélancolique d’Angus Stone, se déroulait comme un serpent dansant sur fond d’accords décontractés. Un monde qui retient son haleine, monotone, sans vague, mais où perle une pointe de malice. C’était d’une simplicité puissante, bien articulée, et même si la vidéo comme la chanson n’avaient rien de particulièrement original, ils laissaient une trace durable dans l’esprit. Je revenais souvent vers cette vidéo, ne résistant pas à l’envie de...

Bar Italia - The Twits (LP) et The Tw*its (EP)

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Marie-Hélène Poitras, Galumpf

Ce recueil de nouvelles, je l’ai découvert en consultant la liste des récipiendaires de prix littéraires au Québec des dernières années, sur le site de la BAnQ. Galumpf a reçu le Prix du Gouverneur général en 2023. Pendant que je lisais, le livre se révélait à moi par couches successives, surprenantes et variées. Tel un oignon qu’on était en train de peler, le recueil nous réserve aussi des moments poignants, où les larmes sont près de sourdre. Le bal est ouvert par deux nouvelles sur la jeunesse : l’une suivant les pas de deux jeunes amants, l’autre talonnant une Fifi Brindacier montréalaise qui promène un chien énorme, lequel finit par s’évader. Dans cette deuxième nouvelle, l’action se situe à Rosemont, et on y flaire les odeurs, les ambiances et les textures caractéristiques de la ville. Des textures d’été qui tire à sa fin : mélancolique, suave et piqué d’un début d’inquiétude. Ces premiers récits promettent un voyage à la fois doux et angoissant, une sensation qui persistera jusq...